LIBER PATER apparaît vers 2 000 av. J-C comme dieu rustique italique de la vigne, du vin, de la fertilité, du délire mystique et des libertés. Il est fêté lors des Liberalia le 17 mars. Au tout début, il coexiste avec plusieurs dieux du même culte dans plusieurs régions du monde pendant des centaines d’années. C’est ainsi qu’il est appelé Osiris en Égypte, Phanacès en Mysie, Shadrapa en Phénicie, Dionysos en Grèce, Bacchus parmi les vivants, Aïdonée chez les trépassés, Pyrogène, Dicéros, Titanolétès, etc. Ces dieux sont nés aux endroits où l’on cultivait la vigne, à différentes époques.
En 496 av. J-C, en raison d'une famine et sur le conseil des Livres Sibyllins, on introduisit dans l’empire romain le culte de Liber Pater et de son épouse, Libera. On leur consacra un temple sur l'Aventin. À partir de cette date, le culte de Liber Pater va s’imposer et connaître une forte expansion liée aux conquêtes impériales romaines, intégrant alors des cultes analogues originaires d'Asie Mineure, d’Europe, d’Afrique.
C’est l’empereur César qui, le premier, rend officiel à Rome le culte de Liber Pater et les fêtes qui le célébraient : les Liberalia. La consommation de vin s’accroît fortement et Liber Pater prend définitivement la première place comme protecteur du vignoble et du vin. Les Thiases, créés par les adeptes de Liber Pater, prospèrent à travers l’empire et ne manquent pas de formuler des vœux pour leur dieu.
Liber Pater joua un grand rôle dans la religion de l'époque impériale. Assagi, il devint alors un thème esthétique, pictural ou littéraire prisé de l'aristocratie. On retrouve des inscriptions relatives à Liber Pater et son culte sur de nombreux monuments d’Europe, d’Orient ou d’Afrique.